La ministre Verlinden consacre un million d'euros aux victimes d’actes terroristes : un choix résolu en faveur du soutien aux victimes

Le Point de contact unique a pour objectif de proposer un soutien intégré et continu aux victimes de terrorisme

Le mois prochain, nous commémorerons le dixième anniversaire des attentats qui ont frappé Zaventem et Maelbeek. La commission d'enquête parlementaire créée à la suite de ces attentats de 2016 a constaté que les victimes d’actes terroristes sont confrontées à un système d'aide fragmenté et complexe. Sa principale recommandation concernait la création d'un point de contact unique et clairement identifiable.

La ministre de la Justice, Annelies Verlinden, concrétise aujourd'hui cette recommandation, en consacrant un million d'euros à la création d'un Point de contact unique pour les victimes de terrorisme, intégré à la commission d’aide financière aux victimes d’actes intentionnels de violence. « Après un attentat terroriste, tous les regards se tournent généralement vers les auteurs dans le cadre des procédures pénales. Pourtant, les droits et les besoins des victimes méritent une considération tout aussi importante. Les victimes ne doivent jamais avoir le sentiment d'être à nouveau victimes en raison d'une organisation défaillante », a déclaré la ministre Verlinden.

La principale recommandation enfin mise en œuvre

Depuis les attentats de 2016, les victimes et les associations de victimes réclament explicitement la création d'un point de contact central. La commission d'enquête parlementaire a également qualifié cette recommandation de prioritaire, car le paysage belge des soins et du soutien est organisé de manière trop complexe, ce qui oblige trop souvent les victimes à se débrouiller seules entre les services et les autorités.
La loi de 2024 relative à l'indemnisation des victimes d'un acte de terrorisme prévoit que le ministre de la Justice crée un tel point de contact unique. Jusqu'à présent, aucune mesure concrète n'avait été prise. La ministre Verlinden remédie à cette situation.
« Nous exécutons désormais de manière résolue la loi de 2024. Nous mettons fin à la fragmentation de l’aide et des procédures, et nous mettons en place un processus clair, dès le premier instant et aussi longtemps que nécessaire », explique la ministre.

Intégration dans une structure à l'expertise éprouvée

Le Point de contact unique sera hébergé au sein du secrétariat de la commission d'aide financière aux victimes, une juridiction administrative à l'expertise éprouvée. Après les attentats de 2016, des chambres spécialisées pour les victimes de terrorisme ont été créées au sein de cet organe. Cette intégration présente des avantages évidents : il n'est pas nécessaire de mettre en place de nouvelles structures, et les connaissances ainsi que l'expérience existantes peuvent être immédiatement mises à profit. Le rôle de décision de la commission restera toutefois bien séparé de la mission d'accompagnement du Point de contact.

Un accompagnement actif, sans réorientation

Le Point de contact unique accompagnera les victimes de manière proactive tout au long de leur parcours, qu'il s'agisse des aspects juridiques, administratifs ou psychosociaux, en les aidant à naviguer entre les hôpitaux, les assureurs, les services fédéraux et les autres services publics.
Un réseau de points de contact uniques (SPOC) sera déployé dans toute l'administration fédérale. Grâce à ce dispositif intégré, les victimes d'attentats en Belgique ou les Belges victimes d'attentats à l'étranger n'auront plus à coordonner eux-mêmes les différentes démarches. « Les victimes ne doivent pas être contraintes de raconter leur calvaire à chaque fois. Elles doivent disposer d’un interlocuteur unique qui les accompagne tout au long du processus », insiste la ministre Verlinden.

Renforcement structurel et numérisation

L’enveloppe prévue d’un million d'euros servira principalement à renforcer et à professionnaliser la commission, avec des coachs ou des coordinateurs qui traiteront les dossiers des victimes d'actes terroristes, ainsi qu’à développer une infrastructure numérique comprenant un site web adapté et un dossier numérique pour les victimes.