La ministre Verlinden travaille à la mise en place d’une assistance juridique pour les victimes de violences sexuelles dès leur premier contact avec la police
« Dès le premier interrogatoire par la police et le premier contact avec la Justice, les victimes de violences sexuelles doivent pouvoir compter sur un soutien juridique adéquat », affirme la ministre de la Justice Annelies Verlinden. Des discussions sont actuellement menées avec la police et les ordres des avocats pour permettre une assistance juridique dès le premier interrogatoire, dans le cadre du système existant d'aide juridique.
Cette mesure s’inscrit dans une démarche plus large visant à renforcer structurellement la place des victimes au sein de la Justice. Bien que l’assistance aux victimes et le soutien psychosocial relèvent principalement de la compétence des entités fédérées, le gouvernement fédéral entend pleinement assumer ses responsabilités dans le cadre de la procédure judiciaire.
Ainsi, la Justice investit dans la mise en place de guichets « bien-être » au sein des bâtiments de justice, pour permettre aux victimes d'accéder plus rapidement au soutien dont elles ont besoin. Des moyens supplémentaires sont également prévus pour améliorer leur accueil, et la communication tout au long de la procédure sera renforcée afin qu'elles soient mieux informées de l'évolution de leur dossier et de leurs droits.
Des moyens sont par ailleurs dégagés pour poursuivre la professionnalisation de la Commission pour l’aide financière aux victimes, avec le recrutement de profils spécialisés dans l'accompagnement des victimes de violences sexuelles.
« Toute personne victime de violences sexuelles doit pouvoir compter, dès le premier jour, sur des informations juridiques fiables et un accompagnement spécialisé. Les victimes ne doivent pas se sentir seules face à la complexité de la procédure. Leurs intérêts et leurs droits doivent primer dans notre système judiciaire. »