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La ministre Annelies Verlinden plaide en faveur d'une évaluation des interventions policières à l'aune des droits de l'enfant (‘kindtoets’)

La ministre de l'Intérieur, Annelies Verlinden, met au point un outil destiné aux policiers qui entrent en contact avec des enfants et des jeunes lors d'interventions. Cet outil, appelé ‘kindtoets’ - qui consiste à évaluer les processus policiers d'après les droits de l'enfant, est actuellement élaboré par le groupe de travail du même nom qui s'est réuni pour la première fois le 23 septembre 2021. Ce groupe de travail bénéficie du soutien de la Direction générale Sécurité et Prévention. Il se compose de représentants de la chaîne pénale, d'organisations de jeunesse, de représentants d'enfants et de jeunes en Flandre et en Wallonie, comme le Kinderrechtencommissariaat, le Délégué général aux droits de l’enfant, et de membres des administrations des ministres en charge de la jeunesse et de la justice. La mission du groupe de travail est claire : améliorer le lien de confiance entre les jeunes et la police, de part et d'autre, en prévoyant des procédures adaptées que la police peut mettre en place lors d'interventions impliquant des enfants et des jeunes.

“Les jeunes ont le droit de s'épanouir et de faire des erreurs. Ces dernières années, force a toutefois été de constater une augmentation des tensions entre les jeunes et la police, entre autres lors d'interventions à l'occasion de manifestations et de contrôles d'identité. Dans certains cas, cela a conduit à des expériences dramatiques et suscité l'incompréhension des jeunes face aux interventions de la police, parfois à tort peut-être.  Quant aux policiers, ils ont commencé à avoir le sentiment que les jeunes ne les respectaient pas. Afin de briser ce cercle vicieux de l'incompréhension et de la méfiance mutuelles, le groupe de travail 'kind- en jongerentoets' a été mis sur pied. Il est notamment chargé d'élaborer un cadre clair qui s'appliquera aux interventions de la police à l'égard des enfants et des jeunes. Cette démarche s'effectue en collaboration avec l'ensemble des parties concernées. En comprenant les besoins des uns et des autres et en adaptant l'approche et les procédures de la police en fonction des jeunes, nous pourrons rétablir la confiance mutuelle”, affirme la ministre de l'Intérieur, Annelies Verlinden.

Lors de la première réunion du groupe de travail, les participants ont examiné s'il existait des procédures concernant les interventions policières à l'égard d'enfants ou de jeunes. La prochaine réunion portera sur des thèmes spécifiques qui seront abordés au sein de sous-groupes de travail. Ces groupes de travail thématiques formuleront des propositions concrètes destinées à améliorer les interactions entre les enfants, les jeunes et la police. Enfin, sur la base de ses conclusions, le groupe de travail mettra au point l’outil ‘kind- en jongerentoets’. Il s'agira d'un instrument essentiel de la politique d'intervention policière. Si, lors d'interventions impliquant des enfants ou des jeunes, les policiers agissent de manière adéquate avec eux, cela permettra d'améliorer l'image qu'ont les jeunes de la police. La formation organisée au sein de la police, qui a été revue, consacre désormais plus de temps aux interactions entre la police, les enfants et les jeunes. Enfin, l'infrastructure policière fera l'objet d'un examen minutieux. L'infrastructure actuelle n'est en effet pas toujours adaptée à l'accueil d'enfants ou de jeunes.

Les nouvelles procédures permettront d'améliorer le bien-être des enfants et des jeunes qui entrent en contact avec la police. Et de renforcer ainsi le respect mutuel.